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ToggleLe Maroc commence souvent par une bouchée sucrée
Oui, le Maroc se raconte aussi à travers ses gâteaux. Avec une voiture, la route entre Marrakech et Essaouira et quelques arrêts bien choisis, les gourmands goûtent des pâtisseries marocaines dans leur contexte naturel : sur place, à la sortie du four.
Un détail, d’abord. Ces douceurs ne se cachent pas toutes dans les médinas. Certaines attendent dans une petite pâtisserie de quartier, d’autres sur le comptoir d’un café au bord de la route. Alors, pourquoi se limiter à un seul point de dégustation ? Cet itinéraire de trois jours environ relie trois univers (la médina rose, la route de l’ouest, le port atlantique) et fait de chaque étape une excuse pour croquer dans une chebakia encore tiède. Miel, amandes, fleur d’oranger : le programme est clair.
Pourquoi la voiture change tout pour les gourmands
Les meilleures adresses sucrées se trouvent rarement sur une seule ligne de bus. Une voiture permet de s’arrêter quand une odeur de miel chaud traverse la vitre, et de repartir quand l’envie est passée. Pour les voyageurs venus de France, une location voiture Maroc reste la formule la plus souple : prise en charge dès l’arrivée, rythme libre, coffre prêt à accueillir une boîte de gâteaux.
Quelques repères avant de démarrer :
- Le permis français est reconnu pour un séjour touristique. Un permis international est souvent recommandé, et certaines agences le demandent.
- Les limites habituelles : 120 km/h sur autoroute, 100 km/h hors agglomération, 60 km/h au maximum en ville (parfois moins).
- Les panneaux sont rédigés en arabe et en français.
- Rouler de nuit est déconseillé : nids-de-poule, animaux errants, véhicules mal éclairés.
Quatre lignes, et la plupart des mauvaises surprises disparaissent.
Marrakech : msemen, chebakia et premiers réflexes sucrés
Le premier matin commence volontiers par du msemen, une crêpe feuilletée cuite sur plaque et répandue dans tout le Maghreb. Chaude, elle se mange nature, avec du miel ou du beurre. Simple. Efficace.
Vient ensuite la chebakia : un biscuit frit façonné en fleur, parsemé de sésame et plongé dans le miel. Elle est très présente sur les tables pendant le Ramadan, mais les pâtissiers de la médina en proposent aussi hors saison, souvent vendues au poids.
Trois réflexes aident à bien choisir. Goûter à l’unité avant d’acheter au poids. Préférer les plateaux bien remplis (signe d’une rotation rapide). Passer le matin, quand tout sort du four. Et pour le voyage, ces gâteaux au miel se gardent plusieurs jours : une petite boîte dans le coffre ne craint rien, tant qu’elle reste à l’ombre.
Sur la route d’Essaouira : cornes de gazelle, makrouts et sellou
Direction l’ouest. Le trajet dure à peu près deux heures et demie, de quoi prévoir une halte-café sans courir après le soleil. Trois spécialités méritent d’être repérées en chemin :
- Cornes de gazelle (kaab el ghzal) : petits croissants à la pâte fine, fourrés d’une pâte d’amande parfumée à la fleur d’oranger.
- Makrouts : gâteaux de semoule fourrés à la pâte de dattes, frits puis trempés dans le miel, répandus au Maghreb et servis avec du thé à la menthe.
- Sellou : mélange de farine grillée, d’amandes, de sésame et de miel, préparé surtout pour le Ramadan et lors des baptêmes (appelé sfouf en Algérie).
Rien de très compliqué, mais chaque bouchée change d’un village à l’autre : la quantité de sésame, le parfum de la fleur d’oranger, la finesse de la pâte. Les gourmands curieux comparent, et c’est précisément ce qui rend l’arrêt intéressant.
Essaouira : thé à la menthe et dernière fournée
La médina d’Essaouira est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001. Remparts face à l’Atlantique, ruelles étroites, ateliers de marqueterie en bois de thuya : la ville change de décor, pas d’appétit.
Les voyageurs y terminent en douceur. Un verre de thé à la menthe, une assiette de petits gâteaux, les mouettes qui tournent au-dessus des murs. Le contraste avec l’agitation de Marrakech saute aux yeux, et il donne à ce road trip sa vraie respiration.
Dernières bouchées avant le retour
Ce parcours prouve une chose : les pâtisseries marocaines ne s’apprécient pas pressées. Elles demandent un peu de route, une vraie pause et, parfois, un détour qui n’était pas prévu. Entre Marrakech et Essaouira, chaque étape ajoute une saveur (miel, amande, sésame, fleur d’oranger) tandis que la voiture garde la main sur le rythme.
Quelques conseils pour la suite : partir tôt le matin, garder des dirhams en petites coupures pour les achats, prévoir les longues portions de route en journée plutôt qu’à la tombée de la nuit, et noter les noms des coups de cœur pour les refaire à la maison. Bon voyage, et bon appétit.




