Le 24 décembre, 19 h. La volaille est au four, les enfants courent partout, et la bûche… n’est toujours pas roulée. Ça vous rappelle quelque chose ?
Le dessert arrive en dernier dans le menu. C’est souvent lui qu’on bâcle, faute de temps. Pourtant, c’est lui qui clôt la soirée et qui reste en mémoire.
Alors, comment s’organiser ? La bonne méthode tient en un mot : partager. Une partie maison, une partie confiée à un professionnel. Voici comment faire le tri.
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ToggleLes desserts que l’on confie volontiers à un traiteur
Certains desserts demandent du temps, du matériel et un vrai coup de main. C’est justement ce qui manque le soir du réveillon.
- La bûche de Noël. Biscuit qui se fend au roulage, crème qui retombe, glaçage qui coule : elle ne supporte pas l’improvisation. Petite anecdote : elle rappelle une très vieille coutume du solstice d’hiver. On brûlait alors une énorme bûche pendant la nuit la plus longue de l’année, pour s’assurer de bonnes récoltes. Aujourd’hui, on préfère la manger plutôt que la brûler. 😉
- Les mignardises. Mini éclairs, petits choux, macarons… Réussir trente pièces identiques et bien garnies, ce sont des heures de travail.
- Les merveilleux et les verrines sucrées. Meringue, chantilly, montage minute : de la précision, encore de la précision.
- Les desserts pour les grandes tablées. À quinze invités, les quantités et le dressage changent tout.
Le conseil : anticipez. Les cartes de fêtes ouvrent souvent dès novembre, et les créneaux de fin décembre partent vite.
Bonne nouvelle : certains traiteurs permettent aujourd’hui de retirer sa commande en 24 h, partout en France. Ils proposent aussi un assistant en ligne qui aide à choisir quoi et combien selon le nombre de convives. Pratique quand on hésite encore la veille au soir !
Découvrir les desserts de fêtes d’un traiteur de Noël est aussi un bon moyen de trouver l’inspiration pour le reste du menu.
Les desserts que l’on prépare soi-même, sans stress
Faire maison, c’est le plaisir de dire : « C’est moi qui l’ai fait ! » Encore faut-il choisir les bonnes recettes. Les meilleures ? Celles qui se préparent à l’avance et restent simples.
- Les sablés de Noël. La pâte se prépare plusieurs jours avant. Les biscuits se gardent bien dans une boîte en métal. Et c’est l’activité idéale avec les enfants.
- Les truffes au chocolat. Du chocolat, de la crème, du cacao. Quelques heures au frais et c’est prêt. Elles se conservent plusieurs jours au réfrigérateur.
- Les mendiants. Des disques de chocolat fondu garnis de fruits secs. Quinze minutes chrono.
- La salade d’agrumes. Oranges, pamplemousses, un filet de miel. Un vrai coup de fraîcheur après un repas copieux.
L’idée en plus : en Provence, la tradition veut que l’on serve treize desserts à Noël, en référence au Christ et à ses douze apôtres. Fruits secs, nougats, calissons, pompe à l’huile… Tout est posé sur la table en même temps, et chacun goûte un peu de tout. De quoi inspirer un joli plateau maison, sans tout reproduire à la lettre !
Le bon équilibre : qui fait quoi ?
La règle est simple. Le fait maison pour ce qui se prépare à l’avance. Le traiteur pour ce qui demande de la technique ou du volume.
Exemple pour un réveillon à dix :
- la bûche, confiée au traiteur : c’est la pièce maîtresse ;
- un assortiment de mignardises pour accompagner le café ;
- des truffes et des sablés maison, pour la touche personnelle (et pour les petits cadeaux de fin de soirée) ;
- une salade d’agrumes, pour ceux qui n’ont « plus faim » mais qui goûtent quand même.
Un dernier point, souvent oublié : la place dans le réfrigérateur. Les desserts à base de crème doivent rester au froid jusqu’au service. Or, le 24 décembre, le frigo déborde. Prévoyez donc un retrait le jour même ou la veille, et libérez une étagère à l’avance.
Noël n’est pas un concours de pâtisserie. L’essentiel, c’est d’être à table avec ceux que l’on aime, pas coincé en cuisine. Alors, cette année : vous gardez la bûche ou vous déléguez ?




